Oui! C’est normal de deprimer et de trouver que la situation est dure!

Dernièrement, plusieurs personnes de mon entourage et quelques uns de mes clients se sont excusés  de ne pas aller bien. Un peu comme  s’ils se sentaient coupables de ne pas être au mieux de leur forme... 

Mon  premier réflexe dans la vie comme lors d’un coaching est généralement de reconnaître et d’accepter le fait qu’ils aillent mal. Un peu comme s’il s’agissait de les autoriser à aller mal et même de les inciter à le formuler pleinement...
Nous sommes tellement habitués à vivre dans une société de l’injonction au bonheur que nous avons oublié qu’il pouvait être tout à fait normal d’être triste quand nous traversons une crise, quand nous vivons un deuil, une rupture, une maladie, la perte d’un emploi ....pire ! Si 
nous traversions tout cela sans encombre, c’est cela qui serait très inquiétant...

Alors, oui, face à la crise sanitaire, face à la crise économique, face à l’incertitude, acceptons pleinement de regarder en face nos difficultés et de les exprimer. C’est à ce prix qu’il peut devenir possible d’avancer.   

On parle souvent des étapes du deuil, mais que nous enseignent elles?

Contrairement à ce qu’on croit parfois, ces étapes ne sont pas à comprendre comme autant d’injonctions à aller mieux à tout prix.
Non! Elles nous indiquent surtout  qu’on ne peut faire l’économie de la tristesse ni de la colère

En revanche, si aller mal est normal en temps de crise, s’enfermer dans cette douleur peut devenir problématique. Notamment si cela dure longtemps et qu’on n’arrive pas en sortir seul. 

Mais pour se faire aider, il faut commencer par accepter que tout n’est pas aussi rose qu’on le voudrait... 

Aller mal pour aller mieux

L’autre jour, un jeune client étudiant me disait « je n’aime pas les routines mais là tout est tellement incertain que j’ai besoin de m’en recréer pour tenir. J’ai besoin de me reconstruire un cadre. Parce que c’est rassurant et que c’est la seule façon de me remettre à travailler... ».

En quelques mots, et GRÂCE à la crise pourrait-on dire, il a non seulement pu prendre conscience de ses besoins profonds mais également reussi à trouver les moyens d’y répondre. 

Autrement dit, c’est d’abord parce qu’il a osé s’avouer qu’il n’allait pas bien qu’il a pu percevoir ce dont il avait besoin et accepter de changer son mode de fonctionnement. 

Et ce n’est pas le plus étonnant...

 

Des prises de conscience qui vont au-delà d’une réponse à la crise

Tant qu’il était cadré par le rythme que lui imposait son école, parce qu’il est plutôt «doué », il pouvait  se permettre de « bricoler » avec ses études: un peu de travail de temps en temps, lui suffisait pour suivre...

 

Mais combien de temps cela aurait il duré? Jusqu’où aurait-il pu aller sans s’impliquer plus?

 

En se créant sa propre méthode de travail, il a acquis en quelques semaines, ce que ses premières années d’études ne lui avaient jusque-là pas permis de construire : une routine de travail comme support de son implication; et la capacité de se prendre en main plutôt que de suivre passivement le mouvement.

 

 Il est encore trop tôt pour  affirmer que cela sera efficace à long terme. Mais là où il s’inquiète - et c’est bien normal- de son devenir estudiantin, la coache que je suis ne peut s'empêcher de penser qu’il a peut-être gagné des mois voire des années, en ayant simplement accepté de reconnaître qu’il n’allait pas bien. 

Cela lui a non seulement permis de comprendre comment il fonctionnait mais aussi d’en tirer les conséquences sur sa méthode de travail et surtout, de renforcer son implication dans ses études en prenant conscience du sens que cela avait vraiment pour lui.... et c’est ce qui me semble finalement être le plus précieux !

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