Les rencontres du LabDeCoachs


Le Jeu et le JE dans le coaching

 Mercredi 15/09 19h-21h

 

Présentation d’éléments de réflexion inspirés par la théorie de Donald Winnicott

 Exercices en sous-groupe

 Mise en commun et échanges entre les participants à la rencontre

 

Donald Winnicott* a écrit de nombreux ouvrages sur la psychanalyse appliquée aux enfants. Il y montre notamment que le développement de l’enfant se construit à partir des états affectifs qu’il ressent via les liens corporels entretenus avec la figure maternante. Pour Winnicott, le passage au monde extérieur se fait progressivement par l’intermédiaire « d ‘objets transitionnels », qui constituent au début une sorte de prolongement de lui-même tout en étant déjà un objet extérieur. Le rôle du fameux « doudou » dans la construction de l’enfant est devenu depuis une notion très largement partagée par les professionnels de l’enfance et par les parents de jeunes enfants.

 

Travers l’étude des phénomènes transitionnels, Winnicott met en avant que l’existence d’une « aire intermédiaire d’expérience » (p8) constitue un véritable espace limite, un lieu de l’entre deux qui fonctionne comme un espace potentiel qui permet à l’enfant, à la fois d’objectiver le monde et de pouvoir garder une perception quasi magique du monde associée à une forme d’omnipotence. Pour Winnicott, c’est exactement dans cet espace que naissent aussi bien la propension à la création artistique (comprise ici indépendamment de toute notion de talent), que la capacité à jouer de la personne (au sens de play par opposition à game qui suppose des règles).

 

De la même façon, permettre l’instauration d’un jeu dans la relation entre le thérapeute (ou le coach) et la personne, c’est (re)créer un espace qui s’ouvre à la (re)construction du « je » de celui qui consulte. C’est cette re-création (qu’on pourrait aussi qualifier de récréation en référence au jeu qui se met en place dans la séance) qui permet alors de « jouer » avec le problème pour en aborder tous les impacts sur la vie de la personne.

 

Transformer le problème en personnage métaphorique comme le font les praticiens narratifs illustre tout à fait la force que peut revêtir l’instauration d’un jeu entre le coach et son client autour de l’exploration du problème et de l’évaluation de ses impacts sur la vie de la personne…

 

Participation demandée : 20€ -

 

*Donald Winnicott est un pédiatre et un psychanalyste anglais né en 1896 et mort en 1971. Inspiré des théories psychanalytiques d’Anna Freud et de Mélanie Klein, il construit néanmoins une démarche intellectuelle indépendante fondée sur un empirisme qui l’éloigne de la vision internaliste de la plupart des psychanalystes.

 

Le voyage du héros : questionner sa reconversion professionnelle

Mercredi 17 novembre 19h - 21h via Zoom

 Atelier narratif: Expérimentation pour soi-même et construction de son voyage du héros

 

Métaphore largement utilisée par les praticiens de la programmation neuro linguistique, elle peut aussi être transposée dans le monde de l'approche narrative. Le voyage du héros permet tout d’abord de proposer un fil de réflexion sur la dynamique de changement de la personne.

 

En s’appuyant sur la structure des récits mythologiques les plus anciens, les étapes que nous propose ce voyage sont autant d’occasion d’explorer la route professionnelle que nous avons déjà parcourue et qu’il nous reste à parcourir.

 Nous y avons affronté des obstacles et relevé des défis. Face à l’appel ressenti lorsque nous avons décidé de devenir coach, nous doutons parfois et devons de nouveau surmonter nos peurs pour mieux les dépasser. Par analogie avec la quête du héros, je vous propose de réfléchir à notre vocation de coach pour mieux laisser tomber ce qui nous enferme et nous relier à nos forces et nos valeurs et devenir capables de mieux définir notre posture professionnelle . Que ce soit pour nous ou pour les clients que nous décidons d’accompagner. Tout comme le voyage du héros qui suppose un retour dans le monde réel. Notre parcours professionnel et personnel nous enrichi de nouvelles ressources et surtout d’une vision du monde renouvelée que nous pouvons mettre en action et partager dans les communautés auxquelles nous avons choisi d’apporter notre expérience et notre contribution.

 

 

Tarif : 20€ 

 


Saison 2021 - rencontres passées

Construisez votre chemin de professionnel

Jeudi 28 janvier 2021 Evenement clos

Le chemin de vie est une pratique issue de l’approche narrative. Il permet d’aborder son projet professionnel comme un chemin : on y trouve tous les lieux que l’on a visité et qui nous ont inspiré et tous ceux que l’on souhaite encore visiter ; Il y a les compagnons qui nous ont accompagné et qui, pour certains d’entre eux, continuent de nous accompagner aujourd’hui. Il y a les rivières, les ponts et les montagnes qui ont été franchis et ceux qui restent à franchir.

 

Faire la carte de nos projets nous aide à mieux nous ressourcer pour franchir les obstacles qui coupent parfois la route de nos ambitions professionnelles. Cela permet aussi de clarifier nos projets, de nourrir nos espoirs et de choisir les routes que l’on veut suivre vers demain.

 

 


Résilience, deuil et changement dans le coaching

Mardi 16 mrs 19h

Présentation d’ éléments de réflexion inspirés notamment par les ouvrages de Boris Cyrulnik et la psychologie positive

Exercices, mise en pratique ou illustration ( petit groupe ou sous groupes) 

Mise en commun et échanges entre les participants à la rencontre

Que ce soit pour une personne ou une équipe, la capacité de résilience désigne, selon les psychiatres et notamment Boris Cyrulnik, la capacité à reprendre un développement satisfaisant, malgré des circonstances exceptionnelles et traumatisantes.

 

 

Les recherches sur la résilience montrent que la capacité de chacun à surmonter les traumatismes les plus graves, est plus ou moins disponible et met plus ou moins de temps à se mettre en place. Elle dépend étroitement de la qualité des facteurs dits "de protection" dont dispose la personne:

 - La qualité des relations affectives qui sont entretenues avec l'entourage proche.

 - la capacité à identifier, reconnaître et accepter l’évènement traumatisant pour ce qu'il est. Tant qu'il y a déni, il ne peut y avoir résilience.

 - L’existence d’un espace ou les émotions peuvent être exprimées sans crainte, sans jugement et sans honte

 - le fait d’avoir fait le deuil de la situation antérieure pour devenir capable de s’ouvrir à un nouveau développement

 - L'état d'esprit enfin: les recherches ont montré que plus une personne savait se construire une vision positive et constructive des choses, plus sa capacité de résilience pouvait se développer.

 Contrairement à ce qu’on imagine parfois, la résilience n’a rien à voir avec une histoire de supers héros qui résisteraient à l’adversité. Elle est au contraire faite de doutes, de craintes, d’angoisses, d’erreurs mais aussi de confiance en soi, de motivation et d’espoir. Elle n’est pas non plus linéaire : une personne ou une équipe peut être résiliente dans un domaine et beaucoup moins dans un autre. Elle est plutôt une question d’état d’esprit et de capacité à donner du sens à ce qui advient tout en racontant son histoire d’une nouvelle façon.

 

Deconstruire pour ouvrir les possibles

Mardi 11 mai 19h - 21h

Déroulé de la rencontre 

  • Déconstruire sa pratique du coaching : mise en situation 
  • Mise en commun et echanges entre les participants 
  • Présentation d’éléments de réflexion issus de la psychologie, de la sociologie et de l'approche narrative.

 

Déconstruire c’est surtout accompagner nos clients pour leur permettre d’élargir le contexte de leur problématique et pouvoir (re) ouvrir le champ des possibles.

 

L’école de Palo alto a fait du constructivisme le fondement de son approche. La perception de la réalité est vue comme le produit des schémas de pensée que nous avons acquis et qui nous permettent de donner du sens à ce qu’on perçoit. Les sociologues nous montrent qu’elle est également le fruit des activités que nous menons dans le monde, c’est-à-dire des « rôles » sociaux que nous y occupons: rôles familiaux, rôles professionnels ; ainsi que de la façon dont ils sont transformés en « traditions » ou on pourrait également dire « institutionnalisés »…

 

Déconstruire plus qu’une méthode: une posture 

 

En tant que coach, on peut questionner le contexte d’une problématique ou d’une difficulté pour essayer de mieux les comprendre. Mais chercher à les déconstruire procède d’une démarche complétement différente : Il ne s’agit en effet pas tant de comprendre (le coach ne sait rien et n’a pas besoin de savoir) que de chercher à identifier les injonctions implicites et à mettre en évidence les discours dominants qui s’imposent à la personne ; c’est amener la personne à identifier tous les aspects de sa relation avec le problème et en particulier ceux qui sont liés au contexte dans lequel le problème survient.

 

  • Parmi les sociologues qui ont travaillé à déconstruire les pratiques et les discours dominants dans les différents champs sociaux – scolaires et universitaires, entreprise, état, institutions etc…-on pourra par exemple, évoquer les travaux de Bourdieu et de Gaulejac qui donnent des repères précieux au coach pour déconstruire les discours de ses clients.

Enfin, au-delà d’un outil d’un simple exercice à mener dans le cadre d’un processus de coaching, l’atelier sera l’occasion de rappeler comment les praticiens narratifs fondent une bonne partie de leur posture autour de la déconstruction du problème.


l'ARBRE de vie

mardi 15 juin 19h-21h

L’arbre de vie est un atelier issu des pratiques narratives qui a été formalisé par David Denborough et largement diffusé en France par Dina Scherrer. Il offre la possibilité de travailler sur soi en s’inscrivant du côté de la vie, en se reliant à ses valeurs, en honorant les personnes ressources qui comptent pour nous et en donnant du sens à nos actions et nos motivations. La métaphore de l’arbre de vie est riche d’évocation. Elle permet de faire émerger les nombreux talents, compétences, croyances, valeurs, dont chacun fait preuve dans ses réussites et plus encore pour faire face à ses difficultés.

 

Le confinement, l’incertitude, la vie en distanciel nous obligent par exemple à puiser dans des ressources parfois insoupçonnées pour tenir et continuer de construire nos projets, ceux que nous avons lancé ou ceux que nous voulons mettre en œuvre.

 

Convaincue par la puissance du travail métaphorique qu’elle propose, j’anime régulièrement ce type d’atelier aussi bien dans des réseaux professionnels de managers ou d’entrepreneures que dans les réseaux de coachs professionnels comme le Linkup alumni.

Questionner les problèmes comme des personnages métaphoriques

Mardi 6 juillet 19h - 21h via Zoom

 Mise en situation 

 Mise en commun et échanges entre les participants à la rencontre

 Présentation d’éléments de réflexion autour de l’utilisation des images, des analogies et des métaphores dans le coaching et leur lien avec une posture externalisante.

 A défaut d’une veillée autour d’un feu dans la cheminée, on se retrouvera à la lueur d’une touche d’approche systémique, quelques notions eriksonniennes, un soupçon d’approche narrative et pourquoi pas un peu de poésie et de contes de fées 😃✨

Lorsque les clients viennent nous voir avec leurs histoires de problème, ils nous proposent souvent un récit qu’ils ont maintes et maintes fois répété, ne serait-ce qu’à eux même. Il y est souvent question de souffrance, de culpabilité voire de honte, d’incapacité à surmonter les difficultés…bref d’enfermement dans l’histoire de ces problèmes.

Utiliser des images, des analogies ou des métaphores, c’est comme faire un grand courant d’air et ouvrir vers de nouveaux espaces qui permettent souvent de franchir les résistances, même les plus ancrées 

 

Comme Milton Erikson qui utilisait les images pour induire des états de conscience modifiés propices à l’instauration de nouvelles dynamiques notamment dans les «systèmes » familiaux, l’approche narrative nous invite aussi à proposer à nos clients de nommer leurs problèmes. Donner un nom, c’est en faire un véritable personnage vis à vis duquel on peut penser, ne pas être d’accord, agir, bref... reprendre la main, ne plus le subir passivement, construire une nouvelle histoire de vie...

 

Je repense ici à Laure* que j’ai accompagnée pendant quelques mois et qui était venue me voir en se plaignant de ne pas savoir prendre la parole en public. En prenant conscience que son problème avait quelque chose à voir avec le regard de sa mère quand elle était adolescente, elle avait finalement surnommé son problème « le regard noir ». Traiter ce «regard noir » comme un personnage extérieur lui a  permis de prendre conscience qu’il agissait sur elle comme un véritable dictateur à l’affut de ses moindres faits et gestes… elle a pu finalement retrouver la possibilité de reprendre la main sur son histoire et réussir à s’en libérer....

* le prénom a été modifié