Il faut parfois tomber pour apprendre ce qui compte vraiment

Il faut tomber pour apprendre à marcher. C'est ce que m'a dit une mentore dans mon entreprise. Sur le moment je l'ai écoutée mais aussi pensé "oui bien sûr...mais c'est quand même mieux quand on ne tombe pas". Pourtant, quelques années plus tard, je repense encore à cette petite phrase, presque banale. 

Tomber oui, c'est inévitable. Chacun.e à sa façon. Beaucoup, un peu, presque pas... Mais, comme le dit Evelyne Rys*,  ce qui compte surtout c'est ce qu'on en fait: 
- On peut tomber un peu et le faire sans arrêt sans parvenir à franchir la barrière qui nous entrave. 
- On peut ne rien faire pour ne pas risquer de se faire mal, mais c'est sans doute la pire des stratégies. 
- On peut aussi tomber de haut et même de très haut... mais en apprendre beaucoup: Sur soi, sur les autres; Et au bout du compte réussir à franchir nos montagnes personnelles.
 Souvent lorsqu'on se trompe, cela fait mal. Cela déstabilise. Cela décourage et démotive. Il faut du temps pour faire le deuil de ce qu'on espérait réussir. Ce n'est pas simple de reconnaître les raisons d'un échec sans surévaluer ce qui vient de soi : faire la part des choses, remettre chaque fait à sa juste place, ne pas ressasser inutilement tout en étant lucide. 
Parfois c'est l'inverse, ce n'est pas simple de reconnaître ce qui vient de soi sans se décharger sur les autres: même si le contexte peut être une des raisons -la famille, l'entreprise, la maladie...- c'est rarement la seule; on y est toujours ( au moins un peu) pour quelque chose. .. 
Mais, ce qui est vrai de nos erreurs l'est aussi de nos réussites!  Et c'est cela qui est (re) boostant. Si on y peut quelque chose, cela veut dire qu'on peut apprendre, qu'on peut réessayer, qu'on peut changer de façon faire, revoir son projet de façon à le construire sur mesure et en tenant compte de nos points forts.
Contrairement à l'adage bien connu, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. En revanche c'est en cherchant à savoir ce qui compte vraiment pour soi et en prennant le temps de connaître ses véritables besoins, qu'on met toutes les chances de son côté. Un projet ne peut aboutir que s'il nous correspond vraiment et qu'on le mène en étant profondément en accord avec soi-même. 
 Gaëlle Le Buzullier 

Diomede Coaching 



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