Offrir sa bienveillance pour permettre la résilience


Pour Boris Cyrulnik, la résilience c'est surtout le fait de pouvoir vivre et de  réussir à se développer soi-même malgré des difficultés profondes ou malgré un traumatisme. Elle n’efface rien, mais elle permet de continuer son chemin autrement, sur la base d'une organisation différente de celle d'avant. 

Cette vie différente qui reprend et qui continue après l'événement traumatique, n'est ni mieux, ni moins bien, ni plus fragile. Elle se décale juste pour permettre de pouvoir faire avec la difficulté et la douleur qui l'accompagnent, et de ne plus lutter contre elles. 

Les analyses montrent également que pour qu'il puisse y avoir résilience, il faut la présence d'un environnement soutenant. Parfois, la rencontre d' un simple facilitateur de résilience suffit. C'est ce que les psychologues appellent aussi un "tuteur de résilience". Face à la détresse causée par le traumatisme, la possibilité de se ressourcer auprès de personnes bienveillantes et soutenantes est fondamentale pour permettre à ceux et celles qui sont blessés d'entamer un processus de réparation, puis de reconstruction et de renaissance. Ce peut être la famille, un thérapeute, un entourage très présent, des groupes de parole, un coach, une rencontre.

Généralement le facilitateur se rend compte qu’il fait du bien à la personne. Mais il ne réalise la plupart du temps pas, l'importance de ce qu'il fait ou de ce qu'il représente. Parfois c'est même un geste presqu'anodin qui suffit: un regard, un sourire, un café offert ...

Au bout du compte, la résilience consiste non seulement à savoir qu'on sait faire face sans s'effondrer lorsque des problèmes surviennent, mais aussi très souvent, à devenir capable d'apprécier la vie, avec ses petits tracas du quotidien et ses imperfections. 



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