Le coaching : un marché en crise?
Depuis plusieurs mois la conjoncture se durcit et la tentation est grande pour les coachs de se tourner vers des solutions rapides pour “tenir”. Les plateformes d‘accompagnement se développent
qui uberisent l'accompagnement. Les vendeurs de miracles se multiplient. Mais ces recettes toutes faites ajoutent souvent de la confusion à la confusion.
Pour les coachs que je supervise, à force d’être exposés aux des pseudo discours commerciaux voire volontairement trompeurs, ils finissent parfois par perdre de vue pourquoi et au nom de quoi ils
accompagnent. La question lancinante du “ comment vendre plus” leur fait souvent perdre tout recul sur leur pratique. En oubliant ce qui les fait vibrer quand ils accompagnent ils se font happer
dans une sorte de mimétisme : “je fais comme ceux qui réussissent” ; forcément stérile car déconnectée de qui ils sont vraiment.
Comment revenir à l'essentiel malgré les difficultés
Lorsque les temps sont durs, se recentrer sur son intention permet d’ouvrir les véritables questions :
- Qui suis-je quand j’accompagne?
- A quelle vision du monde mon accompagnement répond-il ?
- Qu’est-ce que j’essaie réellement de favoriser chez l’autre et pour quoi ?
- Quelle est mon intention? pour mes clients, pour moi et pour le monde qui m'entoure?
Cette clarté-là n’est pas un “positionnement” au sens commercial, c’est une posture. Et c’est elle qui, paradoxalement, devient la meilleure réponse stratégique : un coach aligné, conscient de ce
qu’il porte, inspire confiance — même dans un marché tendu.
Faire de la crise une opportunité
Face aux difficultés, revenir à ses valeurs, à son intention et à son éthique est un acte de résistance et de lucidité face au court-termisme. Cela a un coût mais le payer peut être
gratifiant s‘il s‘agit d‘un véritable choix en conscience.
Dans le milieu des coachs, reprendre une (ou plusieurs) autre activité professionnelle est souvent une question taboue. Pourtant cela permet :
- De refuser la pression des “solutions miracles”
- D’élargir son expérience du monde réel et de nourrir sa posture de coach.
- De se libérer de la pression financière et de pouvoir choisir qui et comment on accompagne
- De se donner les moyens de pouvoir se questionner, être supervisé et se former sans être prisonnier d’une logique de survie.
Retourner en entreprise au moins partiellement, compléter son activité, se tourner vers un minimum de sécurité financière alors qu‘on avait choisit de bifurquer n‘est pas un échec ni un
renoncement quand c’est un choix qui permet de continuer à nourrir ce qui important pour soi sans se perdre.
Cela est même un acte de résistance quand cela permet de ne pas tomber dans les pièges de l‘uberisation des plateformes de coachings ni des vendeurs de solutions miracles.
Et surtout quand c‘est ce qui permet de nourrir sa propre sérénité, de continuer à développer sa pratique et sa posture d’accompagnant et d‘offrir un espace d’ouverture à ceux que l‘on
accompagne…
Me contacter :
Gaëlle Le Buzullier
Coache et superviseure certifiée ESQA
Praticienne narrative (titulaire FFPN)
www.labdecoachs.fr

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