Adopter une posture basse? vraiment? Il est des notions qui circulent avec une telle évidence qu’elles finissent par ne plus être interrogées. La « posture basse » fait partie de celles-là dans le petit monde du coaching et des thérapies brèves. Et d’ailleurs, en supervision, j’entends très souvent des coachs s’inquiéter de ne pas être restés en posture « basse ». Alors bien sûr, l’intention est là, sincère : ne pas prendre trop de place, ne pas imposer, respecter...

Au fil des supervisions, individuelles ou collectives, j’ai remarqué que ce n’était pas tant la pratique des coachs qui évoluait que la manière dont ils se racontaient dans leur pratique. En supervision, nous n’envisageons jamais cette identité professionnelle comme un bloc stable, que l’on aurait construit une fois pour toutes à la sortie d’une formation. Elle se révèle au contraire riche des nombreuses histoires d’accompagnement du coach, y compris et peut-être surtout,...

En supervision, il n’est pas rare que les accompagnants partagent des situations dans lesquelles ils ressentent un sentiment de stagnation dans le travail avec certains clients. Ils parlent de personnes qui « n’avancent plus », avec lesquelles il leur semble « tourner en rond », ou dont les problématiques persistent malgré les séances. Souvent formulés avec une pointe de frustration, ces ressentis méritent avant tout d’être explorés avec attention du côté du coach lui-même....

Résister à la crise sans renoncer
Depuis plusieurs mois la conjoncture se durcit. J'entends en supervision que la tentation est parfois grande pour les coachs de se tourner vers des solutions rapides pour “tenir”, d'écouter les vendeurs de miracles ou de perdre son âme sur les plateformes qui uberisent l'accompagnement. Se recentrer sur son intention passe parfois par la reprise d'une autre activité. Question souvent taboue dans le milieu des coachs, cela peut aussi être un acte de résistance ...

Ce n’est pas une question taboue, mais elle est assez rarement posée frontalement. On préfère parler de coachs alignés, dont l’identité a été explorée, clarifiée, ajustée ; de professionnels qui auraient certes traversé des tempêtes, mais qui désormais accompagneraient les autres depuis les berges apaisées et stabilisées du rivage. Derrière cette image se cache l’idée implicite que, pour accompagner quelqu’un, il faudrait avoir soi-même « réglé » ses propres...

Je rencontre beaucoup de jeunes ( et parfois de moins jeunes) que l’eco anxiété sidère et empêche d’être serreins, empêche d’agir, empêche de vivre… J’ai eu envie d’emprunter la métaphore de l’arbre de vie pour leur permettre de retrouver de l’envie, externaliser leur inquiétude et pouvoir honorer la puissance de leur envie de resistance afin qu’ils puissent renouer avec leur capacité à agir et leur pouvoir de prendre des decisions qui leur ressemblent. Heureuse de...

Peut-on accompagner en tenant la question politique à distance? Dans le champ de l’accompagnement, du soin, du coaching ou du travail social, la question politique est souvent tenue à distance. Comme si aider une personne devait relever d’une posture neutre, purement technique, centrée sur un mieux-être individuel érigé au rang de vérité universelle. Comme si le but de toute vie était forcément ce bien être. Comme une forme d’injonction au bonheur.. Pourtant, même si les...

Au risque du developpement personnel
Certaines lectures qui parlent de développement personnel peuvent sembler inspirantes mais peuvent parfois nous piéger et enfermer nos clients et à leur faire porter a totalité de l'effort à faire et de la culpabilité. Remettre le focus sur les effets des organisations, des systèmes et de leurs injonctions souvent contradictoires sur la vie des personnes, c’est leur permettre de décider pour elles-mêmes ce avec quoi elles sont d’accord et ce qu’elles refusent.

Proposer des coachings qui ne relèvent ni d’une logique de performance, ni d’une visée thérapeutique, soulève un paradoxe que les coachs apportent souvent en #supervision.

La figure du fou est à l’honneur en ce moment au Louvre. J’y vois un miroir tendu aux coachs narratifs😉… La figure du fou dans l’histoire est souvent associée au carnaval. On la retrouve par exemple chez Agulhon, Bakhtine, Le Roy Ladurie ou encore Turner. Bien que leurs approches diffèrent profondément, il y a chez chacun d’entre eux l’idée que le carnaval peut se comprendre comme un espace de liberté temporaire où les normes, les hiérarchies et les conventions sont mises...

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